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mercredi 22 octobre 2014

Jardins en forêts...

Permaculture :  Une forêt comestible pour atteindre l’auto-suffisance alimentaire

 
Produire des fruits sains, avec le moins de travail possible, et en respectant la nature : voici les objectifs de Juan Anton Mora, un espagnol de 78 ans. Depuis sa retraite, il s’est mis en tête de changer le monde, grâce à sa forêt comestible ! Il expérimente l’auto-suffisance alimentaire et transmet ses savoir-faire. « De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. »
Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. « Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille », explique-t-il. Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer.
Car oui, chacune de ses actions a pour but de "changer le monde" ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins. « La société devrait être basée sur deux piliers : le "travail", ce que nous savons faire et qui participe à la société, et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. »
Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin : il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre. Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).
L’histoire a commencé il y a environ 30 ans. Juan Anton souhaitait trouver un lieu au calme pour faire un petit potager et avoir des poules. Il a acheté une petite parcelle plantée d’orangers. Avant de prendre sa retraite, il suivait les conseils du jardinier qui s’occupait du terrain de manière conventionnelle. Jusqu’au jour où ce dernier lui propose un herbicide qui tuerait l’herbe pendant 8 ans. C’est une prise de conscience. Sans savoir où il met les pieds, Juan Anton décide d’arrêter tous les produits chimiques. Le jardinier donne sa démission. En quelques mois, c’est un désastre. L’herbe grandit, les arbres se meurent par manque de nourriture. « J’ai commencé à m’intéresser à la manière dont fonctionne la terre. J’ai été à des cours d’agriculture écologique puis à un cours de permaculture et j’ai acheté quelques livres de Fukuoka. Puis j’ai commencé à appliquer ce que j’apprenais. » 
SIDE WAYS


Reportage réalisé par le site SideWays, web-série documentaire présentant des initiatives solidaires, positives et originales, qui sont « des idées pionnières ou bien des remèdes au système actuel, dans lequel de moins en moins de personnes se retrouvent », expliquent les initiateurs du projet, Hélène Legay et Benoit Cassegrain de l’association Contre-courant. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de 5 min, un article multimédia et un espace de discussion avec les protagonistes et les auteurs.
Pour en savoir plus : le site de SideWays.
Photo (une) : CC Irene Kightley

dimanche 19 octobre 2014

Une économie criminelle.

La « faim invisible » frappe deux milliards d’humains

Indice de la faim dans le monde en 2014 par degré de sévérité.

Encore aujourd’hui, une personne sur huit, et même un enfant sur six, souffre de la faim dans le monde. « Seize pays continuent d’afficher un niveau de faim “extrêmement alarmant” ou “alarmant” », alerte l’Institut International de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) qui publie lundi 13 octobre, à trois jours de la journée mondiale de l’alimentation,un été des lieux de la faim dans le monde. 

Ce centre de recherche international basé à Washington établit chaque année un indice (Global hunger index, GHI) qui mesure le niveau de la faim, à partir des données de mortalité infantile, de sous-alimentation et d’insuffisance pondérale infantile pays par pays. L’évolution globale de cet indice montre une nette amélioration depuis 1990 sur le front de la faim dans le monde mais malgré ces progrès « le niveau de la faim dans le monde demeure grave », insiste l’Ifpri.
L’ÉRYTHRÉE ET LE BURUNDI DANS UNE SITUATION EXTRÊMEMENT ALARMANTE
« Le nombre d’individus souffrant de la faim a diminué au cours des 25 dernières années parce que la sous-alimentation a enregistré un fort recul dans de grands pays tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou encore le Vietnam. Mais il reste des pays où la situation s’améliore peu et il s’agit de pays où la croissance démographique reste élevée et qui de surcroît ont un milieu naturel fragile », souligne Marie-Noëlle Reboulet, du Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités, association qui s’intéresse notamment aux incidences du changement climatique sur le développement. « Dans ces pays le changement climatique vient rendre les populations plus vulnérable encore », insiste-t-elle.
La moyenne mondiale masque de fait d’importantes disparités entre pays et régions. Parmi les seize pays les plus gravement affectés, deux, l’Erythrée et le Burundi, présentent une situation « extrêmement alarmante ». En Afrique subsaharienne, si depuis 2000 les taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ont diminué, la situation demeure extrêmement précaire, observe l’Ifpri. L’Afrique subsaharienne détient le score GHI régional le plus élevé, suivi de près par l’Asie du Sud. C’est dans ces deux régions que se situent la quasi-totalité des pays dont la situation est jugée « alarmante ». En Afrique subsaharienne, un seul pays, le Ghana, a fortement diminué ses scores GHI depuis 1990 : insuffisance pondérale et mortalité infantiles ont baissé de plus de 40 %, tandis que la proportion de personnes sous-alimentées a été réduite de manière radicale, passant de 44 % en 1990-1992 à moins de 5 % en 2011-2013.
LA FAIM INVISIBLE SOUVENT NÉGLIGÉE
Dans son rapport, l’Ifpri insiste cette année sur le fléau « crucial mais souvent négligé » de la « faim invisible ». Cette forme de malnutrition survenant lorsque l’apport ou l’absorption de vitamines et minéraux ou oligo-éléments (zinc, iode, fer, vitamines A et B) ne suffisent pas à assurer une bonne santé et un bon développement, touche plus de 2 milliards d’individus, soit plus du double des 805 millions de personnes sous-alimentées, recensées par l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont les besoins caloriques ne sont pas satisfaits.
Si les effets de la faim invisible ne sont pas observables à court terme, ils se révèlent « dévastateurs » à long terme, insiste l’Institut : hausse de la mortalité maternelle et infantile, handicaps physiques, affaiblissement du système immunitaires et des facultés intellectuelles. La faim invisible tue ainsi chaque année 1,1 million d’enfants sur les 3,1 millions qui meurent chaque année de sous-alimentation.
Au-delà des conséquences sur la santé, ce fléau « affecte lourdement les économies des pays en nuisant à la productivité des populations », affirme l’Ifpri. Elle amputerait ainsi le produit intérieur brut (PIB) de la plupart des pays en développement de 0,7 % à 2 %. On estime à 1 % la perte de PIB en Inde et à 2,3 % en Afghanistan.
TRIPLE FARDEAU DE LA MALNUTRITION
Bien que la faim invisible pèse en majeure partie sur les pays en développement, les pays à plus haut revenus et plus urbanisés ne sont pas épargnés : le phénomène peut y coexister avec le surpoids, voire l’obésité causés par une consommation excessive de macronutriments (lipides, glucides), souligne l’Ifpri, qui s’inquiète de la complexité croissante du problème de malnutrition sur la planète. Les pays en développement abandonnent peu à peu leurs régimes alimentaires traditionnels à base d’aliments très peu transformés au profit d’aliments et boisons hautement transformés, à forte densité calorique mais pauvres en micronutriments, entraînant obésité et maladies chroniques d’origine alimentaire. « Avec cette transition nutritionnelle, de nombreux pays en développement, s’alarme l’Ifpri, se trouvent confrontés au “triple fardeau de la malnutrition” : dénutrition, carences en micronutriments et obésité. »
Laetitia Van Eeckhout

vendredi 3 octobre 2014

Les AmiEs de Buis les Baronnies et Montbrun les Bains se réapproprient l'alimentation.

Suite à la Présentation des Incroyables Comestibles à l’Université d’ été de UTOPIA : Incroyables Comestibles s'installent à Buis les Baronnies                                


Devant le panneau de sa commune, le maire Sébastien Bernard entouré de plusieurs membres du collectif ne cache pas sa satisfaction de voir Buis rejoindre le mouvement des « Incroyables Comestibles »
Décidément les initiatives citoyennes visant à promouvoir le concept de gratuité gagnent du terrain et se multiplient rapidement dans nos Baronnies provençales. Après l’organisation en moins d’un an de « Marchés gratuits » (ou Gratiférias) dans plusieurs communes de la région (12 à ce jour dont 3 au Buis), voici maintenant le mouvement des « Incroyables Comestibles » qui, parti de Montbrun, s’installe à Buis les Baronnies avec un collectif d’une singulière vitalité.
« On plante, on arrose et on partage », expliquent Myriam Varillon et Camille Lecureux du collectif buxois.
L’idée est de planter en ville des fruits et légumes dans des bacs de l’espace public, et de laisser le soin à chacun de jardiner librement et de récolter gratuitement les fruits de ces petits potagers collectifs. La démarche vise à créer un nouvel art de vivre en dynamisant les échanges locaux par le partage d’une production « Bio », cultivés par les habitants et offerts à tous. « On plante, on arrose et on partage », expliquent Myriam Varillon et Camille Lecureux du collectif buxois, qui espèrent que cette démarche conviviale et solidaire fera de plus en plus d’émules au fil du temps.
Le collectif buxois des « Incroyables Comestibles » compte aujourd’hui une douzaine de bénévoles très actifs.
La commune a tout de suite donné son feu vert et depuis le printemps dernier une quinzaine de bacs publics ont été mis à la disposition de ces incroyables planteurs. Tomates, poireaux, courgettes, poivrons, fraises, salades, blettes, menthe, romarin, amarante, … Tous ces fruits et légumes ont poussé durant l’été dans les rues du village, suscitant la curiosité et l’intérêt de nombreux buxois et visiteurs. « La récolte est bien sûr aujourd’hui très modeste et n’a guère de signification économique », admettent les initiateurs, « mais le mouvement fait beaucoup parler de lui et est riche en lien social… ».
Une belle petite récolte de tomates dans les rues du village.
C’est aussi l’avis du maire Sébastien Bernard qui souhaite voir se développer de nouveaux espaces de plantation solidaire tant dans l’espace public que sur le domaine privé. Rappelons aussi que la bibliothèque municipale se joint au projet en accueillant une grainothèque où chacun peut librement déposer prendre et échanger ses graines bio et constituer ainsi une collection de semences adaptées au territoire.
Enfin, le groupe « Gratiéria Toulourenc-Baronnies » organise une nouvelle Gratiferia (marché gratuit) à Buis les Baronnies le dimanche 19 octobre dans la salle du foyer J.J. Coupon. Au programme : donner, prendre, recevoir, rencontrer, partager, en musique et autourd’une soupe à midi.
Alain Bosmans
Pour en savoir plus :
+
Les incroyables comestibles : http://www.incredible-edible.info
+ Le collectif de Buis : http://icbuis.canalblog.com
+ Contact : 06 62 64 18 35 ou 06 14 19 45 59
+ Face book : http://www.facebook.com/groups/nitrocnireciprocite


Extrait de MCD / mediascitoyensdiois.info : http://mediascitoyens-diois.info/2014/09/buis-les-baronnies-et-montbrun-les-bains-les-incroyables-comestibles-s-installent/
 


samedi 13 septembre 2014

Interdiction des pesticides dans les espaces publics, les hôpitaux et les écoles...

Réglementation

Les espaces verts et les jardins publics bientôt libérés de la pollution des pesticides

 
 
Finis les herbicides épandus dans les parcs et les jardins publics, terminés les pesticides vendus dans les grandes surfaces. Une proposition de loi vise à interdire l’usage des pesticides par les collectivités locales et à encadrer plus strictement leur commercialisation aux particuliers. « Nous allons travailler avec les associations, les consommateurs et les jardiniers, pour faire connaître les alternatives qui existent », assure le sénateur écologiste Joël Labbé, auteur du projet de loi. 3 500 communes ont déjà banni les pesticides de leurs espaces publics.
Première utilisatrice de pesticides au niveau européen, troisième à l’échelle mondiale, la France détient un triste palmarès. Aujourd’hui, l’agriculture représente 90 % de l’utilisation des pesticides. Les 5 à 10 % restants sont utilisés par les collectivités territoriales qui épandent des herbicides sur leurs espaces verts et par les particuliers pour leurs jardins. Ces usages non agricoles des pesticides représentent environ 10 000 tonnes chaque année, avec des impacts sur l’eau loin d’être négligeables.
« Les quantités d’herbicides sont appliquées en ville sur des espaces imperméabilisés comme les voiries ou les parkings. Tout est lessivé directement vers les cours d’eau », relève Joël Labbé, sénateur d’Europe Écologie Les Verts du Morbihan. En utilisant des doses plus importantes, les jardiniers mettent aussi leur santé en danger, précise l’élu, qui a décidé de s’attaquer aux pesticides dans un projet de loi adopté le 19 novembre au Sénat. « Ce texte se concentre sur ce sur quoi nous pouvons légiférer sans délai ».
Amplifier la démarche « Zéro phyto » des communes
Le texte adopté prévoit l’interdiction, en 2020, de l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles au public. Joël Labbé, qui est aussi maire de Saint-Nolff (3 700 habitants), a déjà banni l’usage des pesticides dans sa commune depuis 2007. Ce qu’on appelle le « zéro phyto », sans produits phytosanitaires. Mais sa démarche s’inscrit dans un mouvement beaucoup plus vaste. « 10 % des 36 000 communes françaises approchent le zéro phyto. Ce chiffre monte même à 60 % pour les communes de plus de 50 000 habitants », précise t-il. « Nous montrons que ça marche ! »
Via cette proposition de loi, Joël Labbé espère donc amplifier ce mouvement, même si sa proposition initiale avait pour échéance 2018. « Nous avons dû faire des concessions durant les discussions pour que le texte soit voté au Sénat à une très grande majorité. Les centristes ont demandé 2020 pour se caler sur les mandatures des municipales. Si on ne cédait pas, la loi ne passait pas ». Des exemptions ont aussi été accordées pour les cimetières, les terrains de sport et les voies ferrées.
Interdire la vente de pesticides dans les grandes surfaces
La vente de pesticides « pour un usage non professionnel » – c’est à dire dans les jardineries et grandes surfaces – à destination des particuliers, sera également interdite à partir de 2022. Un pas a déjà été franchi dans les rayons des magasins Leclerc en Bretagne qui pourra peut-être faire tâche d’huile. Là-encore, l’échéance initiale portée par le groupe écologiste était 2018. Mais l’UMP, qui n' a pas voté le texte, « souhaitait attendre 2025 ».
« Attendre 2020-2022 ne va pas stimuler suffisamment l’industrie pour la production d’alternatives et surtout, cela fait peser un risque sur ce texte, qui pourrait être attaqué avant cette date », craint François Veillerette, de l’association Génération Futures, qui dénonce régulièrement la présence importante de pesticides dans les aliments. « Nous n’aurons pas à attendre, répond Joël Labbé à Basta ! Les nouvelles équipes municipales seront interpellées. Nous allons travailler avec les associations, les consommateurs et les jardiniers, pour faire connaître les alternatives qui existent et l’exemplarité des communes déjà engagées ».
Bataille législative sur les usages agricoles des pesticides
Pour accompagner cette dynamique, l’article 3 du projet de loi prévoit une étude sur les freins juridiques et économiques empêchant la commercialisation des « substances alternatives », telles que les purins de plantes. « Un amendement socialiste a demandé à ce que soient intégrés les produits phytosanitaires à faible risque. Or, on ne sait pas ce que recouvre la notion de "faible risque" et aucune liste n’est encore définie à l’échelle européenne. Il y a là une petite brèche qui est ouverte par les lobbys de l’agrochimie et pour laquelle il va nous falloir être vigilant sur la suite », souligne le sénateur écologiste.
Cette proposition de loi, qui a fait l’objet de plus de 3 000 contributions via la plateforme Parlement-etcitoyens.fr, sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 23 janvier prochain. Une autre bataille législative s’annonce à l’horizon : la future loi d’avenir agricole, qui devrait être discutée début 2014. « Nous travaillons pour voir comment l’on pourrait réduire les usages agricoles des pesticides, confie Joël Labbé. On s’attaque là au dur... Il va falloir batailler ferme face au milieu agricole productiviste. » La dernière tentative de réduire l’usage des pesticides date du Grenelle de l’environnement, en 2007. Il a débouché sur le plan national Ecophyto qui prévoyait de réduire de 50 % les pesticides entre 2008 et 2018. « On a assisté à une augmentation de 2,7 % entre 2008 et 2011. Il n’y a plus d’objectif de calendrier », regrette le sénateur. La majorité socialiste et écologiste fera-t-elle mieux que l’UMP en la matière ?
Sophie Chapelle
[Mise à jour] : Le Parlement a adopté le 23 janvier 2014 la proposition de loi. Outre les écologistes, les socialistes, les radicaux de gauche, l’UDI et le Front de gauche ont voté pour. Les élus UMP se sont prononcés contre ou se sont abstenus.

lundi 23 juin 2014

Les petits paysans sont l'Avenir de l'agriculture.

Petits producteurs, marchés fermiers: le nouveau visage de l'agriculture américaine


Omaha (Etats-Unis) - Danelle Myer, 42 ans, en rit encore: elle, l'adolescente qui voulait à tout prix quitter la ferme familiale pour devenir une businesswoman dans une grande ville, jongle désormais entre commandes de choux et dégâts causés par la grêle sur son lopin de terre.
Après une carrière dans les relations publiques, elle a fait le choix il y a trois ans de revenir à ses racines, à Logan, dans l'Iowa (centre), à une soixantaine de km au nord d'Omaha (Nebraska).
«Quand j'avais une vingtaine d'année, j'étais souvent malade et je me suis rendue compte que ce qu'on met dans notre corps est important», raconte-t-elle. Puis, «le déclic, ça a été la terre, celle que possède ma famille. C'est un immense privilège dont je dois faire quelque chose.»
Mais pas question de pratiquer la même agriculture conventionnelle que ses parents - maïs, soja et élevage de bovins.
Pour elle ce sera du maraîchage sur un petit bout de terrain en pente. «Sans pesticide ni OGM», insiste-t-elle, assise en tailleur dans l'herbe surplombant son champ, en débardeur rose rayé et tongs.
Au coeur du Midwest, le grenier céréalier des Etats-Unis symbole par excellence de l'agriculture productiviste, le parcours de Danelle Myer n'est pas si singulier.
L'agriculture en circuits courts explose, encouragée par un intérêt croissant des consommateurs pour des produits cultivés localement.
Les autorités américaines recensent quelque 8.100 marchés fermiers dans le pays, et 44% des écoles développent des relations avec les producteurs de leur zone. Le secteur représente 7 milliards de dollars.
Pour encourager cette tendance, l'administration Obama a lancé le 9 juin l'initiative «Local Food, Local Places» visant à apporter aux collectivités rurales l'expertise de spécialistes en agriculture, en transport, en environnement et en économie locale.
«Les changements sont tangibles et exaltants», constate Alice Topaloff, une jeune ingénieure agronome franco-américaine venue s'installer dans l'Iowa. «Le développement des circuits courts ici se fait de manière plus volontaire et plus spectaculaire qu'en France. Sûrement parce qu'on part de beaucoup plus loin avec des exploitations de milliers d'hectares et une culture alimentaire, de terroir, moins prononcée», explique-t-elle.

Le chemin reste néanmoins semé d'embûches
La première année, en 2010, Danelle Myer a vendu pour 2.200 dollars de légumes. L'objectif cette saison est d'en récolter pour 20.000 dollars. C'est encore insuffisant pour payer les factures. L'agricultrice conserve un travail de relations publiques à mi-temps.
«Pour gagner décemment sa vie, il faut posséder environ 800 hectares si on cultive du maïs et du soja. Il suffit d'environ 5 hectares quand on fait pousser des légumes», confie Craig Chase, économiste de l'Université de l'Iowa qui observe depuis les années 1980 l'essor d'une agriculture moins conventionnelle dans le pays.
La question du prix du terrain foncier, qui a flambé ces dernières années dans le Midwest, est d'ailleurs une des principales raisons selon lui pour lesquelles les jeunes s'installent sur de petites surfaces.
Pour les enfants d'agriculteurs ne pouvant pas diviser leur exploitation - sans quoi elle n'est plus viable -, pour les immigrants ou pour les militants de l'agriculture bio, qui souhaitent démarrer leur propre affaire, c'est trop onéreux. «A 25.000 dollars l'hectare, ça coûte moins cher à l'installation de se concentrer sur une production à faible volume mais à forte valeur ajoutée».
L'attrait des consommateurs pour des produits plus sains, plus goûteux, joue aussi. Tout comme la sécurité alimentaire, mais d'une autre façon qu'en Europe. «Ici les gens ne sont pas spécialement préoccupés par les OGM. En revanche, comme l'industrie agro-alimentaire est concentrée entre les mains de trois ou quatre entreprises, les gens sont sensibles à l'idée qu'une attaque terroriste pourrait avoir un impact gigantesque», souligne Alice Topaloff.
En s'échinant à arracher les mauvaises herbes qui prolifèrent dans sa serre toute neuve, Danelle Myer assure qu'elle n'échangerait pour rien au monde les heures passées sur ses radis, ses patates douces et sa camomille, spécialement cultivée pour un herboriste d'Omaha.
Elle a l'air épuisée mais n'a aucune intention de baisser les bras. «Parce que je suis une femme, ou une enfant du coin, que je produis du bio, ou juste des légumes avec du goût, les gens me disent +persiste+», se réjouit-elle d'un grand sourire. APL

jeudi 5 juin 2014

Les pesticides tuent aussi les paysannes et les paysans...

Agriculture : une ultra moderne servitude



Les pesticides, armes de destruction massive Au début du XXe siècle, l’industrie a créé des armes chimiques qui ont fait des ravages pendant la Première Guerre mondiale. Des composés qui ont trouvé de nouveaux débouchés en tant que pesticides, dans l’agriculture. Avec plus de 60 000 tonnes de substances actives vendues en 2011, la France est le troisième consommateur au monde. En 2006, une étude réalisée sur neuf pesticides formulés a révélé que les effets toxiques sur les cellules humaines sont des centaines de fois plus importants que ceux causés par la seule matière active du produit, en raison de la non-prise en compte des adjuvants utilisés.
 
Diaporama - Dans le projet « Dystopia », constructions imaginaires et scènes incongrues font sourire ou tiquer l’œil. Mais derrière se cache un message inquiet : les paysans ne sont plus maîtres de leur destin.






Fin de la Deuxième Guerre mondiale. La France est dévastée. Il faut nourrir sa population. L’usage des engrais azotés de synthèse, mis au point à la veille de la Première Guerre mondiale pour fabriquer des explosifs, se généralise. Le système agraire de polyculture/élevage est jugé obsolète, et l’industrie chimique lourde assure désormais la fertilité des sols à la place du bétail. Avec le plan Marshall, les machines motorisées, déjà utilisées aux Etats-Unis, débarquent en Europe. Pour augmenter la superficie des parcelles, les terres sont remembrées, et on voit disparaître les zones tampons (zones humides, talus, haies). Les régions agricoles françaises se spécialisent une à une afin de simplifier les approvisionnements pour une industrie agroalimentaire en pleine expansion, tandis que s’éteignent nombre de bassins de production historiques. Une loi d’orientation agricole – la « loi Pisani » – réduit drastiquement le nombre d’exploitations en accélérant la disparition de celles jugées moins productives, un processus de concentration qui se poursuit encore aujourd’hui. Dans l’élevage, les surfaces en prairie disparaissent au profit du maïs fourrage, subventionné par une Politique agricole commune (PAC) instaurée par le traité de Rome en 1957.Mais le miracle vert touche ses limites. La simplification des itinéraires techniques et des assolements conduit peu à peu à une augmentation de la pression parasitaire sur les cultures et à un recours accru aux pesticides. Les agriculteurs, sans en prendre pleinement conscience, viennent de perdre en à peine un demi-siècle l’autonomie qui était la leur depuis des millénaires. L’industrialisation de l’agriculture a certes permis une explosion de la production agricole. Mais à quel prix ! La disparition accélérée des terres agricoles et des paysans, la dégradation constante de la qualité des eaux, l’appauvrissement général de la biodiversité, l’utilisation massive des pesticides, les conditions et conséquences de la production industrielle de viande, l’érosion et l’appauvrissement des sols, la modification génétique des organismes lèguent une facture gigantesque aux jeunes générations. Pour l’ingénieur agronome Marcel Mazoyer et la chercheuse Laurence Roudart, coauteurs d’une Histoire des agricultures du monde (Seuil, 2002), « toute politique agricole s’inscrit d’abord et avant tout dans un choix ». Celui des gouvernements successifs de la France montre, selon eux, « trop de méconnaissance et de mépris du passé, trop de hâte et de présomption novatrice, trop de productivisme purement quantitatif, trop peu de précautions humaines, écologiques et qualitatives ». Le projet Dystopia, coréalisé par Alexa Brunet (photos) et Patrick Herman (textes), en partie présenté dans les pages qui suivent, ne dit pas autre chose. —

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Les rédacteurs :Alexa Brunet et Patrick Herman
Depuis dix ans, Alexa Brunet fait partie du collectif de photographes Transit, après avoir étudié à l’Art College de Belfast, en Irlande, et à l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles. Elle travaille pour la presse, tout en menant des travaux personnels. Journaliste indépendant, Patrick Herman est également paysan en agriculture biologique dans l’Aveyron. Il écrit sur la santé publique et l’agriculture. De leur rencontre est née une approche inhabituelle de l’actualité, associant images et textes. Du va-et-vient entre des scénographies décalées – où se chevauchent symboles et constructions imaginaires – et des textes rapportant des faits peut naître un nouveau regard facilitant la compréhension de ce qui advient aujourd’hui. Il ne s’agit pas de prophétie, mais de prospective.

dimanche 11 mai 2014

Rendez vous Milan 2015...

Comment nourrir la planète? La France proposera ses solutions à Milan 2015


Nourrir la planète en produisant "plus et mieux": à l'Exposition universelle de Milan 2015, la France présentera ses solutions dans un pavillon de bois futuriste dévoilé mardi, qui accueillera visiteurs et entreprises.

Nourrir la planète en produisant «plus et mieux»: à l'Exposition universelle de Milan 2015, la France présentera ses solutions dans un pavillon de bois futuriste dévoilé mardi, qui accueillera visiteurs et entreprises.
L'exposition qui aura lieu du 1er mai au 31 octobre 2015 sera pour la première fois consacrée à la sécurité alimentaire.
La France tentera de montrer que, «face à ce problème sérieux, il y a des solutions», notamment l'agroécologie, a déclaré Alain Berger, commissaire général du Pavillon France.
Le pavillon de 2.000 m² et 12 mètres de haut a été conçu comme une immense halle de marché, toute en courbes de bois recouvertes de céréales, de fruits et légumes poussant à la verticale, pour montrer la diversité des paysages et de la production agricole française.
Il devrait attirer un millier de visiteurs internationaux par heure pendant six mois. Pour leur expliquer les problématiques de l'alimentation mondiale, une scénographie composée essentiellement de films et d'images.
La France présentera ainsi ses solutions pour garantir la sécurité alimentaire, dans les domaines économique et scientifique, du développement durable, de l'aide au développement et de la qualité.
Des exemples de «projets concrets» d'entreprises françaises seront montrés au public, notamment «dans l'univers des semences, hors OGM, avec un potentiel de recherche qui permet d'améliorer la productivité», explique M. Berger.
L'un des objectifs sera de faire voir comment «combiner écologie et économie», en «optimisant l'usage du soleil, de l'eau», souligne le commissaire.
Pour promouvoir la gastronomie française, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, démonstrations culinaires et dégustations auront lieu au rez-de-chaussée du bâtiment, qui accueillera aussi sur son toit un restaurant de 250 couverts.
Au 1er étage, un espace accueillera entreprises et délégations officielles.
«On a bien l'intention de faire aussi de l'économique et du commercial (...), de renforcer les exportations et la présence française à l'étranger», affirme M. Berger, «même si le problème de fond sur l'alimentation est multilatéral».
La Chine a déjà demandé un partenariat avec le pavillon français et d'autres jumelages auront lieu.
La France disposera aussi d'un espace dans le centre de Milan, entièrement réservé aux entreprises.
Pour M. Berger, les 20 millions d'euros de deniers publics qu'aura coûté le pavillon «ne sont pas un investissement considérable si l'on regarde la puissance du secteur agroalimentaire en France».
Le bâtiment, conçu par l'agence X-Tu, sera fabriqué en bois du Jura par une entreprise du Doubs, avec un objectif de basse consommation d'énergie.
Il sera réutilisé après l'événement, «on ne le jettera pas», promet M. Berger.
L'exposition universelle de Milan devrait pendant ces six mois accueillir 20 millions de visiteurs espèrent les organisateurs.
MCD

samedi 3 mai 2014

Ne laissons pas les OGM envahir nos assiettes.



Haute-Garonne : Bové et Greenpeace fauchent un champ de maïs OGM
Selon les militants, la parcelle de 11 hectares a été plantée à la hâte et “en présence d’un huissier” de graines de MON 810 de la firme américaine Monsanto, selon les militants.
Les militants anti-OGM accompagnés de José Bové ont procédé à l'arrachage de plants de maïs supposés génétiquement modifiés, à quelques kilomètres de Toulouse. Ils entendent ainsi limiter ce qu'ils qualifient de "passage en force" des semenciers qui, malgré l'interdiction, commercialisent ces céréales en France.
Pas d'OGM chez eux ! Usant du principe de précaution, plusieurs dizaines de faucheurs volontaires emmenés par le député européen Europe Ecologie-Les Verts José Bové ont arraché vendredi des plants de maïs transgénique dans un champ de Saubens, à une quinzaine de kilomètres de Toulouse (Haute-Garonne). Des militants de Greenpeace les accompagnaient et n'ont pas manqué de médiatiser l'événement sur les réseaux sociaux.
Les militants avaient identifié une parcelle de 11 hectares située à Saubens, en périphérie de Toulouse, récemment plantée selon eux de graines de MON 810, du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto. Les militants ont arraché les pieds récemment plantés qu'ils ont remplacés par des graines de maïs bio. 
Hubert, qui travaille dans le conseil en électronique industrielle: « Les OGM, c’est la négation de la démocratie. Les laboratoires ne savent pas ce qu’ils font, ils n’en connaissent pas les conséquences et veulent simplement transformer tout ça en argent. Même les Etats-Unis ont reconnu un problème sur la viabilité des OGM. La lutte continue pour nous, même si cette fois-ci, ce sont les semenciers qui se placent dans l’illégalité »
Selon les militants, la parcelle de 11 hectares a été plantée à la hâte et “en présence d’un huissier” de graines de MON 810, du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto, quelques jours avant la parution au journal officiel le 15 mars d’un nouvel arrêté d’interdiction de la culture de MON 810 par le ministère de l’Agriculture.
“Un champ de trouvé, dix de cachés?”
"Les semenciers, Monsanto en tête, essayent de passer en force. C’est pour ça que les faucheurs sont ici aujourd’hui”, a expliqué à la presse le député européen d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), José Bové.
Le Conseil d’État, saisi en référé par l’Union française des semenciers et l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui contestent cet arrêté, doit rendre sa décision lundi. Mais, font valoir les faucheurs, quelle que soit la décision du Conseil d’Etat, la grande majorité de la population française est opposée à la culture de maïs OGM et l’Assemblée nationale a adopté mi-avril une proposition de loi interdisant la culture de maïs transgénique, qui doit encore être adoptée définitivement.
Entourés de banderoles de Greenpeace sur lesquelles on pouvait lire: “OGM, Contamination en cours” ou “Un champ de trouvé, dix de cachés?”, les faucheurs ont procédé à l’arrachage de plants encore jeunes pour les remplacer par des graines de maïs bio.
Deux champs sous surveillance en Midi-Pyrénées
"On intervient pour mettre en avant le fait que des agriculteurs, malgré la politique gouvernementale et malgré le fait que 80% des Français ne veulent pas du maïs transgénique, sèment quand même des OGM pour passer en force”, a expliqué un faucheur volontaire, Dominique Masset.
La grande majorité de la population française est opposée à la culture de maïs OGM et l'Assemblée nationale a adopté mi-avril une proposition de loi interdisant la culture de maïs transgénique, qui doit encore être adoptée définitivement.
«Le but est de cultiver des OGM alors que personne n'en veut plus, a rappelé José Bové, député européen. Si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, nous les faucheurs feront en sorte que ces champs n'arrivent jamais à la récolte».
Dans un communiqué, Greenpeace demande “au gouvernement la neutralisation de ce champ OGM, ainsi qu’une enquête approfondie sur les autres cultures potentiellement existantes sur le territoire”. Selon les faucheurs, deux parcelles au moins sont actuellement plantées de maïs transgénique, celle de Saubens et une autre en Midi-Pyrénées.
“Les deux champs sont sous surveillance. Si le gouvernement n’agissait pas comme on le veut, les deux parcelles seront neutralisées avant floraison, c’est-à-dire avant qu’elles puissent contaminer les autres champs”, a averti José Bové.
Paul Breynat
« Les Incroyables Comestibles du Diois »
incroyablescomestiblesdiois.blogspot.com

vendredi 28 février 2014

Les Incroables Comestibles... partout..avec Toutes et Tous

Bienvenue sur la page « France » des incroyables comestibles !
Vous pouvez vous rendre compte ici à quel point c’est simple pour une collectivité qui le souhaite, de devenir autosuffisante pour son alimentation locale avec des fruits et légumes « bio » et gratuits ! C’est l’expérience de la co-création joyeuse de l’abondance partagée. Il suffit qu’une seule personne dans sa commune, comme ici Véro, à Colroy la Roche, lance la dynamique citoyenne vertueuse de la « Nourriture à partager » des incroyables comestibles pour que, de proche en proche, les habitants découvrent que l’abondance est le fruit du partage ! On plante, on arrose et on partage. Et puis surtout, on célèbre ensemble cette abondance dans la joie et la reconnaissance envers chacun et notre Terre nourricière, comme le font régulièrement les habitants de la ville de Todmorden et de toutes les autres collectivités de plus en plus nombreuses dans le monde qui ont choisi ce nouvel art de vivre.
Une objection est souvent formulée par un certain nombre de français en disant, on n’est pas les anglais, si on fait ça chez nous, ce sera volé. D’accord. Mais, en regardant sous un autre angle, il n’est pas interdit de se poser la question autrement : quand il y a des incroyables comestibles partout en abondance dans la ville comme à Todmorden, pourquoi pensez-vous qu’il viendrait à l’idée d’un habitant d’aller voler ce qui est disponible gratuitement, abondamment, et partout ? Encore plus si l’habitant en question à participé de manière co-responsable à cette co-création de l’abondance collective partagée. Comme on peut le voir, il suffit d’un retournement complet à 360° de la conscience, pour changer de réalité et passer de la pénurie à l’abondance partagée. C’est le message qui nous a été transmis par Mary Clear et Pam Warhurst depuis Todmorden, à qui veut bien l’entendre.
C’est l’autonomie et la co-responsabilité qui conduisent à liberté et la souveraineté de chacun en tant que co-créateur de la Nouvelle Réalité.
Les chaleureux habitants alsaciens aimants et bienveillants de Fréland, dans le Haut-Rhin, mobilisés avec enfants, chien, poules, œufs, pelles, bêches, râteaux, arrosoirs et jus de poires « bio » locales à offrir aux visiteurs, sont particulièrement heureux de faire leur part pour rendre possible l’expérience de l’abondance partagée en France. Les incroyables comestibles ont été semés sur les terres fertiles de Fréland.
Après l’action pilote d’expérimentation lancée en France, en Alsace, par une poignée d’habitants de la commune de Fréland, puis, l’invitation de Véro à se lancer librement et souverainement dans la démarche participative, de proche en proche, des femmes, des hommes et des enfants, simples citoyens ordinaires bienveillants, ont trouvé du sens à se reconnecter les uns les autres avec la Terre nourricière, comme cette merveilleuse équipe d’habitants de Saint-Jean-de-Valérisque qui, devant la pancarte de leur commune, lancent solennellement l’appel à qui veut les rejoindre pour faire l’expérience de l’abondance partagée des incroyables comestibles.
Après Saint-Jean-de-Valériscle, de proche en proche, d’autres habitants, comme ici ceux de Lempdes ont décidé de changer de regard et d’abandonner définitivement les croyances erronées que tout est séparé et divisé nécessitant une compétition destructrice de la collectivité pour s’en sortir. Ils ont alors fait le choix d’écouter l’impulsion du cœur qui relie à l’Unité de la Vie dans sa merveilleuse diversité. Ces habitants ont définitivement choisi de faire l’expérience de ce nouvel art de vivre dans une sobriété heureuse où la peur du manque cède la place à la joie de vivre l’expérience de l’abondance partagée. Bienvenue à la merveilleuse communauté Incredible Edible Lempdes, de la région Auvergne.
La première action de Lempdes avec son équipe de jardiniers de l’abondance partagée est toute simple, on peut la réaliser en moins d’une heure. Ils ont pris un vieux bac à fleurs qui a été transformé en jardinière avec quelques incroyables comestibles mis en terre pour devenir le premier point de « nourriture à partager » de la commune. La pancarte faite d’une planchette de récupération assemblée sur un bâton planté dans le bac, permet d’afficher le support d’information librement téléchargé sur le site. Les voisins découvrant cette œuvre insolite sont interpellés et se renseignent. Et ils découvrent à leur tour qu’une autre réalité heureuse est possible dès à présent, ici et maintenant. Ceux qui le désirent peuvent contacter l’équipe bien intentionnée qui a réalisé cet acte gratuit de partage. Et de proche en proche, si les habitants le souhaitent et plantent partout où c’est possible comme cela a été fait à Todmorden, au mois de septembre ils organiseront ensemble une célébration de l’abondance de la commune.
Des mamans de Neufchâteau, commune de 7.000 habitants en région Lorraine, dans les Vosges, et leurs enfants ont rejoint la démarche participative permettant de vivre le processus de co-création de l’abondance partagée en plantant des incroyables comestibles sur la toute petite bande étroite de terre disponible devant leur immeuble. Il y a un petit pied de rhubarbe et un jeune plant de groseille généreusement mis en terre par les enfants. Le panneau « nourriture à partager » mentionnant « c’est gratuit, servez-vous » avec l’adresse internet du site incredible-edible.info est bien visible pour les passants. Une chose est sûre, tous les voisins vont en parler ! Ils vont, de proche en proche, se reconnecter les uns les autres avec la Terre nourricière. Corinne, qui a été à l’initiative de la démarche des incroyables comestibles à Neufchâteau, a démarré un mouvement citoyen de partage et de reconnexion qui peut s’étendre à l’ensemble de la ville. Avec des fruits et légumes co-produits par tous et accessibles à chacun ! C’est bien ça les Nouveaux Territoires de la Nouvelle Économie Vertueuse. C’est simple et joyeux. Il est possible de contacter Corinne sur son mur de facebook si vous êtes habitants de Neufchâteau et que vous souhaitez vous joindre à son équipe bien intentionnée, le lien est ICI.
Que vous soyez seul(e) à démarrer le processus dans votre commune, ou bien un petit groupe de 4 ou 5 familles, ou encore tout un conseil municipal comme celui de la ville de Saâles, dans le Bas-Rhin, qui vient de le décider avec son maire, la méthode fonctionne à merveille. De proche en proche, le mouvement grandit rapidement, et surtout, vous serez amenés à rencontrer de nouvelles personnes animées du même désir de se relier les unes les autres dans le partage et la convivialité.
La présente page « France » est mise à jour régulièrement, à mesure que cette nouvelle expérience collective citoyenne libre et souveraine se développe avec les incroyables comestibles du partage qui poussent de plus en plus partout. Il y a de nombreuses expériences à partager, de nouveaux amis à découvrir, partout, aux quatre coins de la France, du Monde ou encore près de chez soi. La carte mondiale de localisation des communautés Incredible Edible est actualisée en temps réel à mesure que le mouvement grandit. Chacun est bienvenu, c’est entièrement libre et ouvert à tous, sans exception.
À vous de vous lancer, comme les enfants vous y invitent, et nous rejoindre si vous voulez vivre l’expérience heureuse des incroyables comestibles à partir de chez vous, dans votre commune, et de proche en proche, le quartier, le village, jusqu’à la ville si le cœur des habitants y aspirent pour vivre un autre monde de dialogue et d’entraide, comme à Todmorden et dans toutes les autres villes qui se sont lancées dans la démarche de co-création citoyenne libre et souveraine.
Une équipe de reportage de France 3 s’est rendue à Colroy la Roche pour filmer l’expérience participative citoyenne des incroyables comestibles et rendre compte par le témoignage des acteurs du bien-fondé de la reconnexion des habitants entre eux dans la commune.
Et puis si ça vous inspire à votre tour de « polliniser » votre entourage, rendez vous directement à la page « participation » du site pilote de Fréland, tout y est expliqué, c’est vraiment simple. Le lien est ICI pour vous éviter de chercher.
Voici un nouveau bac de « nourriture à partager » des incroyables comestibles à Guebwiller, en Alsace dans le Haut-Rhin. C’est l’action d’une maman qui s’appelle Morgane, un gentil colibri du mouvement de Pierre Rabhi qui l’a réalisée et nous a adressé sa photo contributive dimanche 20 mai 2012 à la première heure. Elle a répondu à l’appel des membres du groupe Colibris Alsace Transition. Et comme tous les colibris co-créateurs, solidaires et co-responsables de notre Planète Mère, elle a fait sa part. Qu’elle en soit remerciée pour son acte bienveillant et aimant. Avez-vous remarqué cette magnifique plantation de partage à Guebwiller ? La photo circule sur Facebook depuis la page Incredible Edible France, et elle va faire le tour du Monde pour « polliniser » tous les autres territoires de son intention aimante que chacun puisse faire l’expérience de l’abondance partagée.
Après Guebwiller, c’est au tour de Strasbourg d’avoir été « pollinisée » des incroyables comestibles par un autre colibri bienveillant. C’est l’action ingénieuse d’une jeune femme qui s’appelle Édithe, également membre du groupe Colibris Alsace Transition. Ce joli petit pot de basilic se trouve sur le pont du quai Finkmatt, au coeur du quartier touristique de la Petite France, classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Il y a des centaines de passants qui empruntent ce passage chaque heure de la journée et s’y arrêtent pour admirer la vue. Ils seront tous intrigués par cet incroyable comestible offert à qui le veut. Ils liront le message de l’action participative citoyenne « Incredible Edible » dans le monde.
Et aujourd’hui, si chacun fait le même geste, dans moins de quatre mois, le temps d’une saison de jardinage, les fruits et légumes du partage seront devenus gratuits pour tout le monde, partout sur la Terre. Toutes les mamans pourront enfin nourrir leurs enfants à leur faim partout dans le Monde. Et pour la Vie ! C’est la nouvelle réalité des Nouveaux Territoires de la Nouvelle Terre. Il suffit de changer de regard, et cela est devenu notre nouveau cadre de vie. Ici et maintenant. Ce que la Terre offre à ses enfants, que ce soit l’eau, l’air qu’on respire ou les incroyables comestibles qu’on cultive soi-même de manière librement consentie, c’est un Don naturel de la Vie, et il est offert à chacun. En redevenant un co-créateur libre et souverain de cet acte gratuit inconditionnel d’offrir par le partage les incroyables comestibles que vous avez cultivé, vous participez à l’émergence de ce Nouveau Monde où chaque membre est co-responsable de sa collectivité aimante et bienveillante envers chacun.
Il vous suffit simplement de regarder par vous-même pour constater cette Nouvelle Réalité, comme cet enfant de la communauté de Ramsbottom, ville de 15.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, qui offre de manière aimante et innocente l’incroyable comestible qu’elle a planté et cultivé, à qui le veut, en « nourriture à partager ». Allez voir leur site et appréciez la réalité de ce Nouveau Monde de Paix et de bienveillance qui a émergé, le lien est ICI. Ainsi, après les habitants de la ville de Todmorden, ce nouvel art de vivre s’est répendu, de proche en proche, à toutes celles et ceux qui ont fait librement le choix de vivre l’abondance partagée, comme dans tout le nord de l’Angleterre, puis de plus en plus en France, comme à l’Étranger. Regardez ce qui se passe dans ces pays, sur ces Nouveaux Territoires et vous réaliserez.
Comme les citoyens jardiniers solidaires de Saint Mathieu de Tréviers, dans l’Hérault, vous êtes les bienvenus pour participer au mouvement de partage des incroyables comestibles.
Il y a un seul et unique message :
« L’abondance est le fruit du partage ».
Si vous souhaitez faire la visite et découvrir la Green Route des incroyables comestibles sur le site, vous êtes cordialement invités à entrer par la grande porte, vous y êtes attendus en fête par les enfants et les citoyens jardiniers de l’abondance partagée. L’entrée se situe là où tout à commencé, c’est-à-dire à Todmorden, au Royaume-Uni.
Le lien vers la Parade Festive se trouve ICI.

jeudi 13 février 2014

Etude sur le Bio et la Santé...

Quels sont les effet du bio sur la santé?

SANTE - Une étude lancée ce mardi sur au moins cinq ans doit tester les effets sur le long terme de l'alimentation bio...

Les mangeurs de bio vivent-ils plus longtemps? Une vaste étude sur plusieurs années concernant 100.000 personnes au moins, dont la moitié adepte du bio, lancée mardi, va tenter de répondre à la question. C'est la plus grande étude jamais conduite sur la consommation des aliments bio, relève le Dr Emmanuelle Kesse, épidémiologiste qui pilote cette nouvelle étude appelée "BioNutriNet" dont l'objectif est de mieux comprendre qui sont les consommateurs de produits bio et les liens entre la consommation de ce type d'aliments et la santé.
L'étude prévoit notamment de mesurer sur un sous-groupe de participants les résidus de pesticides, dit-elle à MCD. Les responsables de l'étude, qui se poursuivra au moins 5 ans, lancent un appel afin que le plus grand nombre de consommateurs (réguliers ou occasionnels) ou non consommateurs de produits bio, participent à ce projet sur le site  www.etude-nutrinet-sante.fr. "Il y a déjà eu des études sur les consommateurs de bio mais généralement sur de petits groupes et durant seulement quelques semaines", ajoute le Dr Kesse.

Résidus de pesticides

Les consommateurs réguliers de produits bio, 7% de la population française, sont plus éduqués et physiquement plus actifs que les non-consommateurs, mais disposent en revanche de revenus généralement comparables à ceux qui déclarent ne pas s'intéresser au bio, d'après une première étude ponctuelle sur la cohorte NutriNetSanté (échantillon de 54.300 adultes français) publiée en octobre 2013 dans la revue PloS One. En revanche, les non-consommateurs qui eux invoquent un coût trop cher pour ne pas en consommer, ont effectivement de moindres revenus, selon ce travail.
Si les rations caloriques journalières des consommateurs de bio sont comparables à celles des autres participants, en revanche leurs apports en vitamines, minéraux, omega-3 et fibres sont supérieurs. Les mangeurs bio sont moins souvent en surpoids ou obèses, montrait également l'étude.

Un effet sur les maladies chroniques?

Le nouveau projet cherche à aller plus loin : il s'agit de mieux préciser ce qui détermine la consommation ou non des aliments bio ainsi que ses effets sur l'état nutritionnel (vitamines et minéraux) et toxicologique (résidus de pesticides), mesurés sur un sous-groupe de 300 personnes, grâce à des marqueurs sanguins et urinaires.
Comme tous les Nutrinautes (ceux qui participent à la grande enquête Nutrinet-santé), les participants répondront à divers questionnaires sur leur alimentation, activité physique, poids, taille, antécédents de santé personnels et familiaux, avec une interface sécurisée assurant la confidentialité de leurs réponses. A terme, BioNutriNet permettra d'évaluer un éventuel effet protecteur vis-à-vis de malades chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, etc.).
MCD

dimanche 24 novembre 2013

Les Rencontres Citoyennes de la Drome... ( Dans 15 jours)



        

En Drôme dans la Biovallée® du 19 janvier au 9 février 2014

A Die dans la Salle Polyvalente du 23 janvier au 3 février 2014

Les 12èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien

«  Biodiversité, Cultivons la Vie»



« Les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle. »     Edgar Morin
                                                                                        
La biodiversité, c’est le passage de « l’homme et la nature » à « l’homme dans la nature », voire « l’homme est la nature».
C’est l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité et leurs relations.
C’est le tissu vivant du phénomène que l’on appelle la vie.
La biodiversité est bien plus qu’un catalogue d’espèces, la vie est partout, elle interagit avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons…
Les écosystèmes naturels maintiennent la vie humaine sur terre, purifient l'air et l'eau, atténuent les sécheresses et les inondations…La biodiversité constitue une ressource capitale : alimentation, médicaments…
Nous sommes, les humains, de plus en plus nombreux à être saisis par la crise écologique et en particulier par l’extinction des espèces. La dégringolade continue.  Par milliers, plantes et animaux disparaissent…après des dizaines d’années de palabres…  
De nombreuses initiatives fleurissent sur la planète allant dans le sens de la vie. Nous sommes la biodiversité.   Ensemble, cultivons la vie !

Sauf indication contraire, les conférences, films et ateliers se déroulent à la Salle Polyvalente (Bd du Ballon)

Dimanche 19 janvier      sortir de l’atome

Livron sur Drôme – Mairie de Livron, Salle Aragon,
17h30 Film/Débat : Welcome to Fukushima, d’Alain de Halleux
Prolongation des réacteurs nucléaires français jusqu’à 50 ans : un projet inconscient et irresponsable ! Participation libre.
FRAPNA-StopTricastin-SDN26/07-Ensemble Livron-CRIIRAD

Début des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien à la Salle Polyvalente de Die - Bd du Ballon du 9 01 au 19 02 2014

Buvette et Restauration Biologique et Locale sur place

Jeudi 23 Janvier           santé publique   


Die Salle Beauvoisin (sous la salle polyvalente)
14h Atelier Chants Mêlés
« Le chant est libérateur par essence. Il dévoile en chacun sa signature profonde, secrète et sensible… »  Exercices vocaux et chansons.
Morice Benin, auteur-compositeur

Die Salle Beauvoisin
17h La Mort est dans le Pré d’Eric Guéret, réalisateur
Des centaines d'agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires que l'on croyait "anodins". Témoignages.
Phytovictimes
Résonance Locale : Paysans drômois

Crest – Cinéma Eden Quai Bérangère -
20h  Film/Débat  Les Monnaies Locales : Transition Economique ?
Que sont les monnaies locales complémentaires ? Leurs rôles,  limites, et contraintes. Prospective... (Participation Libre)
Fabien Fert, auteur de "Et si on osait ? Vivre mieux de façon plus équitable", Lionel Torres, S.E.L de Crest, Accorderie du Diois, Laure Vuinée, groupe local NEF, Arrêt Public, Ressourcerie

Die 20h30 Pollution environnementale: problème de santé publique
Effets néfastes des pesticides et des produits chimiques sur la santé des enfants et des adultes. : altérations fœtales, malformations génitales, perte de fertilité, obésité, diabète… Comment éviter les effets mutagènes et cancérigènes des perturbateurs endocriniens ?
Charles Sultan, professeur en endocrinologie. Responsable Pédiatrique du groupe INSERM au CHU de Montpellier
Résonance Locale : Pédiatres et endocrinologues Drômois